Si le monde m'était conté...

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lundi 15 février 2010

A la découverte d’une radio française de référence

J’ai rendez-vous à 14h30 ce jeudi, pour une émission en direct à 15h19. J’arrive à pied en bas du bâtiment imposant de la Maison de la Radio. Quelques jours auparavant, Ingrid, chroniqueuse sur France-Infos, m’a appelé, proposé de participer à son émission. J’ai accepté, avec une petite inquiétude : l’interview se passe en direct. Ingrid m’avait alors rappelé un peu plus tard, pour cadrer le contenu. Et me voilà maintenant à 30 minutes (je suis en retard…) de ce rendez-vous qui m’excite par sa nouveauté mais dont l’inconnu me paralyse un peu… J’ai rédigé un squelette rapide de mon intervention, au cas où mes neurones décideraient d’une grève impromptue. Je prends l’ascenseur, Ingrid m’accueille au 8e étage. Celui de France-Infos. Très agréable, soucieuse de son prochain, elle m’emmène visiter quelques bureaux. Voici l’open space des sports. Vide. Puis l’open space des chroniques. Un peu moins vide. Elle est visiblement heureuse d’être là, de travailler à la radio, d’avoir sa propre chronique. Je ne l’imagine pas exercer un métier qui ne lui plairait pas. Puis elle s’interrompt. On est en face du studio. Nous pénétrons dans le « backstage », là où se trouve la console de montage, certainement un ingénieur du son et les gens chargés de donner la parole au direct ou d’envoyer des reportages enregistrés. Le direct. L’appréhension revient en force. De l’autre côté de la vitre, la table et les micros d’où les journalistes et les invités interviennent. Ingrid sourit et me montre du doigt un siège un peu séparé des autres. « C’est là que tu t’assoieras pour la chronique ». Le siège paraît confortable et pourtant c’est un sentiment de malaise qui prédomine. Au-dessus de la vitre, une horloge électronique rouge égrène les minutes. J’ai l’impression qu’elle me tyrannise, qu’elle est incapable de comprendre mon appréhension et que quoi qu’il arrive elle ne ralentira jamais sa marche en avant inéluctable. Il est 15h15, plus que 4 minutes. J’écoute à peine le reportage dont les auditeurs profitent dans leur voiture ou chez eux. Une journaliste passe en coup de vent, Ingrid lui confie qu’elle a le trac. Et moi alors, tu y penses avant d’inviter de parfaits inconnus à venir participer à cette aventure ?? 15h17, le chef du backstage nous indique que l’on peut rejoindre le studio, que l’on peut passer de l’autre côté de la vitre. La journaliste en poste à cette heure-ci, Laurence Jousserandot, nous accueille avec un sourire sincère. Je vais m’installer docilement au siège que j’ai dévoré du regard pendant quatre longues minutes quand j’étais encore à l’abri. A ma droite se trouvent Ingrid et Laurence, en face de moi un micro, et un casque. Il m’est conseillé de le laisser de côté (apparemment c’est mieux pour les débutants, afin d’éviter d’entendre sa voix). Je déplie mes anti-sèches devant moi, quand j’entends Laurence introduire la chronique « Voyage, voyage ». Une grande respiration. Se focaliser sur la discussion avec Ingrid, oublier tout ce que mes pensées peuvent m’envoyer pour me déstabiliser. Le nombre d’auditeurs. Ou ceux en particulier qui vont m’écouter en direct. Mes mains tremblotent. La première question vient, je lance une réponse. Je reste concentré sur Ingrid, qui hoche la tête avec un grand sourire qui me fait beaucoup de bien. Laurence paraît également intéressée par l’Afrique du Sud, ce qui m’aide à me remettre dans la conversation. Tout s’enchaîne rapidement. Le baz bus. Le parc Kruger. Les big 5. Interrogation commune de mes interlocuteurs. Oui, il est relativement facile de repérer ces animaux. Puis Hogsback. Tolkien. Le labyrinthe. Fin des cinq minutes. Mais attendez, j’ai encore plein de choses à dire…

Voici le podcast de l'émission du 29 janvier :

dimanche 25 octobre 2009

Visualisation du livre sur mon site

Pour ceux qui auraient des soucis de visualisation de mon livre sur Blurb.com, je l'ai numérisé autrement. Pour éviter des temps de chargement trop longs, je l'ai divisé en chapitres. Il se peut qu'il faille tout de même un peu de temps pour précharger chaque chapitre. Pour tourner les pages, il suffit soit de cliquer en haut à droite de chaque page, soit de draguer la page comme avec un vrai livre.

For those who didn't have the chance to see my book on Blurb, i've put it online in a different way. I've split it into chapters so to avoid excess waiting time. Leave some time still for each chapter to preload, especially if your connection is quite slow (if you live in South Africa for instance...) You can turn pages like in a real book, clicking or dragging the page from the top-right hand corner on each page.

Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9

VOTER

Et surtout n'oubliez pas d'aller voter, c'est jusqu'au 9 novembre...!!
And pleeeeeeeaaaaaaaaaase, don't forget to vote (if you have more than 1 email address, you can use the other ones...)

samedi 24 octobre 2009

Un petit diaporama de quelques photos-clés du voyage...

vendredi 23 octobre 2009

Le livre, enfin !!

Voilà, cela fait maintenant 7 mois que je suis rentré et le livre pointe enfin le bout de son nez.

Il est consultable à l'adresse suivante : Round the World

Si vous appréciez ces quelques pages, n'hésitez pas à voter pour ce livre jusqu'au 9 novembre.


dimanche 5 juillet 2009

Le retour, 3 mois plus tard...

De l’autre côté de la vitre la Tour Eiffel célèbre l’heure pile en scintillant pendant quelques minutes. La Tour Eiffel. Paris. Le Temps. Quelques notions qui avaient disparu de mes pensées pendant ces derniers 18 mois. En bas de la fenêtre j’aperçois quelques TShirts sur le sol, en vrac, au milieu des livres. Beaucoup de livres. Comme si le désir d’évasion s’était concentré vers l’intérieur, offrant une béquille au déséquilibre maintenant évident de cette société. Cela fait trois mois que je suis rentré. Heureux. Heureux d’avoir vécu tant d’expériences hors du commun pendant tout ce temps. Heureux d’avoir évolué, changé de perspective sur la vie. Rien que ça. Heureux aussi de rentrer, de revoir Paris et ses habitants. De renouer avec des relations humaines qui ont elles aussi épousé les contours de ce voyage en adoptant les échanges virtuels. De pouvoir profiter de chaque miette de la gastronomie française qui a tant fait défaut quand la recherche de nourriture s’est trop longtemps accommodée d’une quête vitale et non gustative. De ne plus surveiller ces affaires qui jonchent le sol d’un endroit qui n’est habité que par moi.

Et maintenant ?

Le front contre la vitre, au sixième étage d’un appartement parisien, ces mots se dessinent sur les toits qui me font face. Comment se réinsérer dans une société qui se dit en crise ? Qui se gaussait des exploits de Rémy Gaillard et de Michaël Vendetta pendant que je tentais de comprendre qui est l’homme primordial en moi. Qui pousse les usagers du métro à s’isoler avec leurs énormes casques audio quand chaque jour je discutais avec des cultures différentes. Le métro. Cet endroit où les gens ne sourient ni aux autres, ni à la vie, ni à eux-mêmes. Où les gens courent, la serviette d’un côté, la cravate de l’autre pour rattraper ces 2 minutes qui les freineront sûrement dans leur épanouissement personnel. De chaque côté du couloir qui mène aux escaliers, les fenêtres sont ouvertes sur un monde de consommation, où les valeurs phares sont le sexe et le divertissement. Ensemble. Séparément. Pour promouvoir une course hippique, une femme nue. Logique. Efficace. Et pour vendre des maillots de bain alors ? Une femme nue aussi, le maillot au bout du pied. Il vous va si bien comme ça mademoiselle. Si vous pouviez en plus vous offrir des grosses lunettes ainsi que des espadrilles lacées sur le dessus, alors vous seriez reconnue par le monde. Comment ça, tu n’avais pas remarqué ce phénomène ? Je crois que je n’ai plus le même prisme de perception. En revanche, j’ai bien vu qu’un nouvel invité avait sa place à table, au restaurant. L’Iphone. Sur la nappe, il ne reste pas très sage pendant le repas. Il faut dire qu’il fait tout l’Iphone. Y compris permettre une déconnexion complète avec soi-même. C’est peut-être pour ça qu’on le place à côté de l’assiette. Pour des gens qui ne sont pas dedans. Il est faux de dire que rien n’a bougé pendant une absence relativement longue. Malheureusement. La publicité s’est adaptée et met l’accent sur le paiement échelonné puisque l’on est en temps de crise. Le site ventes-privées propose maintenant quasiment vingt ventes en simultané et quand je me suis connecté j’avais suivi le mouvement de plus de 65,000 de mes compatriotes. Business florissant. La consommation assure son règne sans partage.

Le phare de la Tour Eiffel, lui, ne montre aucune direction, il est giratoire. Il fait figure d’exception à tourner rond, balayant sa lumière sur cette société aveugle. Il y a pourtant quelques signes d’espoir. Lyon n’est plus champion, Nadal n’a pas remporté Roland-Garros. Cela voudrait dire que tout n’est pas systématique, que des changements peuvent intervenir. Aux législatives, les écolos ont emporté une victoire importante. Ce n’est qu’un début, mais c’est un signe encourageant. J’ai même dernièrement pu discuter avec mes voisins de table dans un restaurant parisien, la chaîne humaine n’est donc pas encore totalement rompue. A la CAF, l’humain devient la règle. Sur l’écran de contrôle, après un carillon agréable, s’affiche non pas le numéro d’attente, mais votre nom. Histoire de nous montrer que nous ne sommes pas des matricules, mais bien des êtres humains, avec leurs problèmes financiers. Les noms défilent, les uns après les autres, et j’essaie de voir s’ils sont adaptés à leur porteur physique. Malheureusement la plupart d’entre eux me sont totalement inconnus. Une dame se lève, sous les regards indifférents de ces français issus de l’immigration. Sur la petite télé au-dessus de nos têtes, son nom. Double particule. C’est ça l’égalité.

Je suis rentré sûr de mes atouts, de mes capacités à m’adapter à n’importe quelle situation, selon le métier ou tout du moins la voie que j’aurais choisie. J’avais l’intuition qu’elle serait difficile à déterminer, qu’il faudrait écarter quelques buissons pour repérer la petite pyramide de cailloux au bord du chemin. J’ai maintenant plutôt le sentiment que je ne cherche pas au bon endroit ou que je cherche quelque chose qui n’existe pas. Comme si je demandais au boulanger deux côtes de porc et un filet mignon bien tendre. Il ferait une drôle de tête. Si la société avait un visage, elle aurait le même regard. Il me reste pour l’instant les livres, et les discussions avec quelques amis qui partagent ces sentiments. Je m’interroge sur l’homme, sur qui nous sommes si nous réussissons à ôter toutes les couches dont la société, l’éducation, la bienséance, notre entourage a bien voulu nous revêtir. Pour avancer dans cette quête de l’être primordial, je tape cette expression sur Google. Le 1er résultat est le suivant « La situation d’un homme semble être primordial pour une femme ». Eclats de rire. L’antithèse de ce que je cherchais, Google ayant simplement interprété mon substantif pour un verbe, alimentant du même coup le cercle qui l’a créé. Tant que l’humour est là notre société aura une chance… et moi aussi…

Pour conclure, un petit texte du Dalaï-Lama ramené de McLeod Ganj’, en Inde, son lieu de résidence en exil.

The Paradox of Our Age

"We have bigger houses but smaller families;
more conveniences, but less time;
We have more degrees, but less sense;
more knowledge, but less judgement;
more experts, but more problems;
more medicines, but less healthiness;
We’ve been all the way to the moon and back,
but have trouble crossing the street to meet the new neighbour.
We built more computers to hold more information to produce more copies than ever,
but have less communication;
We have become long on quantity,
but short on quality.
These are times of fast foods but slow digestion;
tall man but short character;
steep profits but shallow relationships.
It’s a time when there is much in the window, but nothing in the room."

H. H. The XIV Dalai Lama

jeudi 26 mars 2009

La fin...? Ou ne serait-ce pas plutôt le véritable commencement de tout ?

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Après avoir traversé tout plein de pays, parcouru beaucoup beaucoup de kilomètres, rencontré des taaaaaaaaaaaaas de gens, connu des températures très froides et d'autres où on avait vraiment beaucoup trop chaud, être tombé malade mais pas vraiment en fait, avoir goûté à des plats qui avaient une drôle de couleur et puis certainement d'autres chose hyper intéressantes, ce que je retiens ce sont surtout des expériences.

J'ai été pourchassé par des babouins au Cambodge, je me suis évanoui sous l'effet d'un psychotrope dans la jungle d'un chaman en Equateur, j'ai joué des percussions sous les étoiles en Afrique du Sud, j'ai pris un verre avec un Allemand dont la jambe a été mutilée par un requin dans une petite île des Philippines, j'ai discuté de Dieu avec un ange évangéliste dans une cabane au sommet d'un arbre à Hogsback, j'ai foulé les neiges éternelles de l'Antarctique, j'ai reçu une écharpe blanche des mains d'un Tibétain dans un bar de Lhassa, j'ai accompagné le requin-baleine dans sa danse sous-marine en Australie, j'ai été invité à un mariage traditionnel en Inde, je me suis échappé d'un monastère zen bouddhiste au Japon, je suis allé voir le dernier James Bond dans un cinéma de Rangoon, j'ai pêché des piranhas dans l'Amazone, j'ai reçu les enseignements de vie d'un vieil homme qui traduisait la bible en Quechua au Pérou, j'ai vu tout le bonheur du monde dans les yeux d'un petit Indien à qui j'ai donné une Tour Eiffel miniature, j'ai assisté au spectacle de fin d'année de l'école de l'île de Pâques, j'ai dégusté la meilleure viande du monde en Argentine, j'ai battu des Brésiliens au football sur la plage de Florianopolis, j'ai appris la méditation et la philosophie bouddhiste au Népal, j'ai dormi dans une suite en face des Tours Pétronas en Malaisie, je me suis fait renversé par un scooter à Saïgon, j'ai donné mon sang à l'hôpital des enfants d'Angokor, j'ai battu un Népalais au jeu local de tigres & chèvres, j'ai divagué avec une boisson hallucinogère dans un village de la forêt amazonienne, j'ai nagé seul avec des dauphins au large des côtes brésiliennes, j'ai appris la définition de la liberté extérieure en campervan sur la côte ouest Australienne, j'ai marché avec Santiago pour son pèlerinage anniversaire au Machu Picchu 40 ans après, j'ai dansé au son des cariocas et au rythme de la caipirinha au carnaval brésilien, j'ai décroché un diplôme de Reiki à Katmandou, j'ai apporté de la dynamite et des feuilles de coca à des mineurs à 200 pieds sous terre en Bolivie, j'ai fêté le réveillon de Noël devant des icebergs en Patagonie et dans un Mc Donald's à Kyoto, j'ai caressé des lions & des guépards en Afrique, j'ai mangé des fourmis et un hamster en Equateur, j'ai fêté Mardi-Gras en costume de magicien dans les rues de Tel-Aviv sous les projecteurs des hélicoptères de Tsahal, j'ai traversé à pied la frontière sino-birmane, j'ai pleuré devant les atrocités commises par les Khmers Rouges à la prison S21 de Phnom Penh, j'ai pris une photo de mon aura à Singapour, j'ai dormi 3 nuits dans un hamac sur un bateau qui remontait l'Amazone, j'ai joué au billard avec des Masai dans un bar en Tanzanie, j'ai rencontré un ex-agent de sécurité Suisse reconverti en fervent adepte du Shivaïsme Tantrique à Pushkar en Inde, j'ai vu un homme pleurer au Mur des Lamentations à Jérusalem, j'ai été invité à partager le déjeuner avec des Hindous dans un temple à Goa, j'ai dansé jusqu'au petit matin dans la plus grande discothèque de Tokyo, je me suis abstenu de prononcer un seul mot pendant 48 heures dans un monastère bouddhiste, j'ai passé le nouvel an 2009 dans une soirée mexicaine au Swaziland, j'ai reçu le plus beau sourire d'un gosse à qui j'ai donné mes chaussures au Zimbabwe, je suis allé pêcher aux cormorans avec un local chinois...

Je, je, je... pour réaliser que le plus important, c'est les autres...

Magique Pétra...

La dernière étape de ce tour du monde n'est autre que Pétra, site magique aux couleurs de roche époustouflantes, un endroit unique encore sur cette planète qui reflète la puissance des Nabatéens il y a environ 2500 ans. Le site est énorme, il est grandiose, et le Trésor (ou Khazneh), célèbre pour son apparition dans Indiana Jones et la dernière croisade n'en est qu'un aperçu. Les canyons autour ou le Monastère vous promettent des moments d'exception. Assez de blabla, place à quelques images...

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Cettte incroyable mer morte

Nous n'avons pas beaucoup de temps en Israël mais il est hors de question de louper cette bizarrerie naturelle qu'est la mer morte. Nous nous embarquons donc pour un petit road trip, les plages de la mer morte ne se situant qu'à 2 petites heures de Jérusalem. Hadass démarre la voiture, et nous voilà partis tout excités comme des gamins. Être hébergés dans une maison est déjà chose nouvelle mais prendre un moyen de locomotion privé relève décidément du surnaturel :oD Notre dernière expérience de ce type remonte à l'Australie, quasiment un an auparavant... Choix de la musique, arrêt où nous le voulons et quand nous le désirons, c'est le luxe le plus complet. Mais n'oublions pas notre objectif principal, la Mer Morte. Petite précision, cette mer est en fait un lac, et contient entre 22% et 25% de salinité, quand la moyenne oscille autour de 5%. Le résultat ? Mettre la tête sous l'eau vous conduit immédiatement à le regretter amèrement, et toute position que vous pourrez faire adopter à votre corps vous fera rester en surface. Difficile de décrire le phénomène qui se comprend très bien (imaginez quand vous mettez une bûche dans de l'eau et transférez ces mêmes effets sur votre corps), les photos seront un peu plus explicites mais rien ne vaut une expérience par vous-même. La sensation est unique...

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